AVRIL.

Tu es passé si vite
Sous
mes yeux, là tu as pris la fuite
Je
n’ai posé sur toi, que quelques doigts
Au
travers de ma machine, fait vibrer ma voix
Visage
invisible, au beau milieu d’une saison
De froid, de
chaud, tu lisses l’horizon
Les
grenouilles, chantent ton passage
A faire
pleurer, même un orage
A sa manière
la nature fébrilement
Parfume en son
temps, le printemps
Je ne peux de
toi, Avril
Me découvrir
d’un fil
Mais je peux
de toi, Avril
Voir les bourgeons gelés, fragile
Qui, comme
pour te narguer de ta dureté
Sous ta
destiné, se seront formés
Je n’ai posé
sur toi, que quelques doigts
De ma machine,
fait vibrer ma voix
Le 31 Avril,
dernier jour de ton mois
Puisque ainsi,
la mature fait sa loi.