LE LABOUREUR.

 

 

 

                                                                                                                                                                        

  En retour d’une longue journée

  Un paysan et son cheval, rentrent le pas chargé, le pas lourd

 

  De tôt matin, lui et son animal

  Se mirent en chemin, pour le travail

 

  Sous le soleil d’août, brûlant dès son levant

  Le paysan comme mendiant, a semé son champ, tout en priant

 

  Que ces graines posées, en ta terre pleine de rosée

                     Reposent durant l’hiver, que son manteau blanc de neige,

                     Du froid me les protèges

 

         Lorsque enfin le printemps, doucement prendra son temps

         Qu’elles puissent de beaux germes former

         Sous le soleil et la chaleur  du prochain été

         Devenir en un moment, d’abondants épis de blé

 

         Puis derrière la moisson, emplir le grenier de ma maison 

  Sur le chemin, faisant parti de l’horizon

  Le paysan et son cheval, comme libérés d’une lourde mission

  Rentrent se reposer, un repos pour eux tant mérité.