
LES
CHANDELIERS
Jamais
même, osé dépoussiérer
Les
chandeliers, devant lesquels, nous nous sommes,tant aimés
Dix bougies,
se seront consumées
Sous nos caresses, nos envies, nos baisers
La
cire aura fondu, jusqu’à dessiner le long des pieds
L’empreinte du temps écoulé, à nous regarder, nous désirer
Puis à l’amour, nous laisser aller
Jamais, je n’ai rallumé
Jamais même, osé dépoussiérer
Ces
chandeliers, devant lesquels, nos corps, l’un à l’autre, se sont donnés
Donnés, pour un temps de nuit, avant que chacun dès le matin
Reprennent
le chemin de son destin
Dans un geste d’au
revoir, de la main.