L’AVION.

Soudain au loin,
dans le ciel encore timide d’un matin
Comme des étoiles,
brillantes sous les rayons du soleil levant
Sept traînées de
fumée, s’alignent sous mon nez
Toutes droites,
dirigées vers leurs destinés, sans même s’incliner
L’instant d’un
passage, au travers des nuages
Moteur à fond,
peignant le plus haut des plafonds
Bien des étrangers,
à dix mille pieds sont en train de
partager
Un voyage en avion, marquant dans leur
passage l’horizon
Soudain au loin, je
ne voie plus rien !
Les moutons blancs, sur la prairie bleue ont
repris leur place
De sept avions, dans
le ciel il ne reste trace.