REGARD SUR LE PASSE

L’aube vient de se lever
Le coq de la ferme, nous a réveillé
Sur le pouce un petit déjeuner
Quand tout à coup !
L’heure se fait d’aller travailler
Dehors, septembre offre son lit de brume
Le soleil dans son levant, en balaye l’écume
D’un tour de clé, le tracteur son moteur
fait ronronner
La remorque bien attelée
Tout le monde peut, sur elle s’installer
Les mains de l’hier, en sont encore
abîmées
Les cœurs pour autant, ne cessent de
siffler, de chanter
Une autre vigne aujourd’hui, il nous faut travailler
Tout son raisin, il nous faut ce soir,
ramener
La sueur sur nos corps, coule, jusqu’à
totalement nous tremper
Sans rien épargner, de la tête jusqu’aux
pieds
La nuit d’un coup, sur nous vient à
tomber
Le silence sur les bouches, au fil des
heures a remplacé
Les sifflets, les chants, la gaieté
Tous exténués, les mains un peu plus
abîmées
Sur la remorque, sommes remontés
D’un tour de clé, le tracteur, son moteur fait ronronner
Septembre, lentement, refait son lit de brume
Le coq de la ferme, nous chante qu’il est
venu
Pour nous le temps de nous coucher
Dans quelques heures, un autre jour
Se verra témoin de notre bravoure.