
L’HIVER
DE L’ÂGE
Corps, par
trop d’années à porter
S’est arrêté de bouger, de marcher
Sur son âge s’est poser
Sans pour autant y être invité
L’hiver de la vie
De la
vie qui se finit
Glacier de l’humanité
D’un être affaibli, en vérité
Dans ses
pieds, le froid s’est installé
Avant de toutes ses jambes, envahir de gelée
37 degrés,
ne sont plus d’actualités
De mains, congelées, thermomètre
constamment, lui faut remonter
Ses os,
font des claquettes
Trembler,
trembler son squelette
Sang de
Sibérie, coule dans ses veines
Brouillard
givrant, dépose en sa tête
Finir comme un glaçon
Sa vie dans un continuel, frisson
Grelottant, refroidi , près pour d’autres
horizons.
Dans l’hiver
de l’âge, avoir finit sa mission.