
Nul
ne peut posséder, abîmer ni même emprisonner sa pensée
Maîtresse
de chacun, elle sait de nous se jouer, se moquer,
S’il
nous arrive de l’oublier, elle surgit en un coup,
Quelques
fois même nous effraie.
Si
parmi nous, certains malins croient la contrer
Elle
saura habilement les détourner d’eux-mêmes de leurs pensées.
Quand
une pensée est aigrie par la lourdeur d’une vie
Elle
peut en un éclair, anéantir son porteur dans la folie
Folie
passagère, folie d’aujourd’hui, de demain d’hier
Trop
souvent aussi folie meurtrière.
Doit-on
faire de sa pensée une amie, une ennemie ?
La
question est sans réponse, chacun en sa tête voit son midi
Contrôlée,
incontrôlée la pensée est en nous depuis que nous sommes nés.
Elle
nous conduit tout au long de nos vies de mensonges, mais aussi de vérités
Elle
s’éteint dans la journée ou dans la nuit dès que le sommeil nous l’a prise
Reste
le rêve, empreinte à sa façon de la pensée,
D’une
scène qui dans les jours passés, dans le jour présent, s’est déroulée
Filant
dans nos rêves muets, parlant, allant de l’arrière, allant de l’avant. Penser
oh !
Bien
penser, penser à faire penser, comme il peut-être simple ou compliqué de
vouloir s’aventurer à expliquer sa pensée.